L’emploi, par un viticulteur de bonne foi, de son nom de famille n’est pas constitutif d’un acte de contrefaçon d’une marque tierce, que cet emploi soit antérieur ou postérieur à l’enregistrement de la marque opposée.
Il s’agit là d’une exception légale au droit des marques, selon laquelle tout à chacun conserve, sous certaines conditions, la faculté d’employer son nom de famille à des fins commerciales ; ceci relève, au demeurant, de l’exercice de l’un des attributs fondamentaux du droit de la personnalité.
Dans le domaine de la viticulture, cette dérogation est d’importance, tant foisonnent des noms de vins, issus d’exploitation viticoles distinctes, ayant recours à des patronymes communs.
Par
Philippe Rodhain
Associé Fondateur d'IP Sphere
Conseil en propriété industrielle
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Protection de la marque et homonymie dans la filière vin : un cas de bonne foi est en archive payante, vous devez être
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